Thomas Gransow
Sibylle Witting
 

Paris und Versailles
 

Topographie und Geschichte der Stadt Paris

 

Text 1
L’histoire de Paris

Trois siècles avant Jésus-Christ, un peuple de Celtes venu de Germanie, les Parisii, s'installe sur une île au milieu de la Seine (cette île qu'on appellera plus tard l’île de la Cité). Ils avaient choisi cet endroit car c’était un carrefour de routes commerciales entre le nord et le sud de l'Europe, au milieu d'une vallée fertile. Quand les Romains occupent la Gaule (qui ne s'appelle pas encore la France), Lutèce devient une vraie ville romaine de 25 000 habitants, vivant surtout du commerce en bateau. Il reste de cette époque les arènes de Lutèce, rive gauche, pas loin de l’île de la Cité, car la ville n'est pas encore très grande, même si elle est passée de l'autre côté de la Seine jusqu’à la montagne Sainte-Geneviève. Tout près des arènes, il reste des bains romains.


 
Abb. 1: Paris um 1360. 
In: Lutz Henner Richter: Eine Stadt macht Geschichte. Leipzig: Brockhaus 1989. S. 22

 

Quand finit l'Empire romain, c’est-à-dire au VIe siècle, la Gaule devient le royaume des Francs, les nouveaux. occupants barbares ayant remplacé les Romains. Lutèce, qu'on appelle déjà Paris, devient la capitale de la France en 508. Depuis ce temps, l'histoire de Paris est aussi l'histoire de la France. Le Moyen Age a laissé des monuments au coeur de la ville. Ce fut une époque très religieuse où l'on construisit églises et cathédrales. Heureusement, on ne démolit jamais les églises et les cathédrales. Les vieilles églises du Paris du Moyen Age, comme Saint-Médard par exemple, sont donc toujours là, même si les maisons qui les entouraient ont disparu. Notre-Dame, la cathédrale de Paris, est le plus important monument médiéval de la ville. Sa construction durera de 1163 à 1330. Il reste aussi la Sainte-Chapelle et Saint-Germain-des-Prés, tout près. Beaucoup plus au nord, à la sortie de Paris, il reste la basilique Saint-Denis où se trouvent les tombeaux des rois et reines de France. Sur la rive droite de la Seine, le Marais devient une riche terre cultivée où poussent arbres et légumes. Sur les collines de Paris, on peut voir des vignes, des champs de blé et des moulins.

Le Moyen Age est aussi l'époque où l'on construit les grandes universités d'Europe. L’université de Paris - la Sorbonne - a été construite sur la rive gauche en 1257. On y parle alors seulement le latin, et le quartier où étudiaient et vivaient les étudiants s'appelait, et s’appelle encore, le Quartier latin.

Paris est une ville médiévale fière et très riche, de 70 000 habitants. Ses marchands font construire un magnifique Hôtel de Ville, et chaque corps de marchands construit son église. La tour Saint-Jacques, par exemple, est la partie restante d'une eglise gothique, construite par les bouchers de Paris, qui s'appelait l’église de Saint-Jacques-la-Boucherie.

Le Moyen Age est aussi une époque troublée. La ville est souvent menacée par les Normands, ces Vikings qui ont pris l'habitude de remonter le fleuve jusqu’à Paris pour s'enfuir par le même chemin avec ce qu’ils ont vole. Pour protéger sa capitale, la roi Philippe-Auguste fait construire un mur autour de Paris en 1200. Le Louvre, le château du roi, n'est alors qu'une forteresse faisant partie du mur. Bientôt la ville devient trop petite et beaucoup de gens doivent habiter en dehors des murs. En 1360, un autre mur est construit à l’extérieur du premier par le roi Charles V. Tout au long des siècles, les rois de France construisent ainsi des murs de plus en plus loin autour de la ville, et chaque fois la ville va en dehors de ses murs et il faut construire un nouveau mur pour la protéger. C'est seulement au XIXe siècle, après la guerre de 1870, qu'on a commencé ä démolir ces murs. Les Parisiens les appelaient "les fortifs", c’est-à-dire les fortifications. Maintenant les fortifs sont remplacées par de larges avenues qui font le tour de Paris.

L'époque qui suit le Moyen Age commence au XVIe siècle, on l’appelle la Renaissance. C'est une époque heureuse pour Paris. Le roi de France, François Ier, qui aime vivre avec une cour, c’est-à-dire avec ses nobles et leurs femmes, a besoin de les amuser et de les loger. Il fera donc construire de nombreux et grands châteaux. Dans la région parisienne, près des forêts, il fait construire ou agrandir des châteaux où le roi et la cour vont chasser. À quelques dizaines de kilomètres de Paris, les châteaux de Fontainebleau, de Rambouillet et de Compiègne ont été agrandis à cette époque. À Paris même, le Louvre sera démoli ou reconstruit plusieurs fois, car tous les rois veulent y laisser les traces de leur temps. Sous François Ier, le Louvre devient un château de la Renaissance. Le roi y met ce qui deviendra le plus célèbre tableau du musée: "la Joconde". La Renaissance aime les grands jardins à l'italienne; c'est à cette époque qu'on ouvre le jardin des Tuileries et le jardin du Luxembourg. Henri IV continue les travaux de François Ier, finit la construction du Pont-Neuf en 1604, ouvre des places comme la belle place des Vosges.

Pendant ces deux siècles, la France a des rois puissants: Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Sous Louis XIV - le Roi Soleil -, la France est le pays le plus riche et le plus peuple d'Europe; on dit que Paris est la capitale du monde civilisé. Comme tous les grands hommes, Louis XIV veut laisser des traces de son passage sur terre et fait beaucoup construire dans Paris même. Mais il préfère vivre à quelques kilomètres de la capitale, au château de Versailles. À Paris, il fait construire le Palais du Luxembourg, le Palais-Royal, les Invalides, la Comedie-Française, la place Vendôme. De grandes avenues, comme les Champs-Élysees par exemple, sont ouvertes. Après lui, Louis XV termine la place de la Concorde. En 1784, un nouveau mur est construit autour de Paris, ce sera le dernier. Cette fois-ci, ce n’est pas un mur fait pour se protéger des ennemis, mais pour pouvoir faire payer aux marchands le droit d'entrer dans la ville.

En 1789, le peuple de France est fatigué de ses rois et de leurs châteaux, des guerres et de la pauvreté. Les Parisiens ont faim. Le 14 juillet 1789 le peuple attaque la Bastille, une prison royale. C'est la Révolution française et bientôt la fin des rois en France. L’époque qui suit la Révolution est troubée et la France en guerre avec toute l'Europe ne s'occupe plus de construire à Paris. C'est un nouveau chef puissant, l'empereur Napoléon Ier, qui recommence à construire dans Paris. Lui aussi veut laisser des traces de son pouvoir. C'est de cette période que datent l'Arc de triomphe, l'Arc du Carrousel, la Madeleine et d'autres parties du Louvre.

Avec la deuxième moitié du XiXe siècle nous entrons dans l’époque d'un Paris bourgeois. Paris est devenu une des grandes villes industrielles d'Europe. Les Parisiens ne sont pas un peuple calme. Paris est la ville des révolutions. Napo16on III n'a pas trop confiance en ces gens toujours prêts à la colère. Il n'aime pas les petites rues étroites de la vieille ville où l'on peut facilement arracher les paves et monter des barricades. En 1852, ce sera le préfet de Paris (c’est-à-dire le chef de la région), le baron Haussmann, qui transformera la ville au goût de l'empereur. Il fait démolir une bonne partie de ce qui reste du vieux Paris médiéval autour de Notre-Dame. Il fait ouvrir les grandes avenues de Paris. Ainsi on peut mieux contrôler la ville et la police à cheval peut entrer facilement dans les nouvelles avenues. L'avantage, c'est que Paris a maintenant de larges avenues bordées d'arbres.

Avec Napoléon III, Paris commence à prendre son visage d'aujourd'hui, celui que l'on connaît. Le long des nouvelles rues et avenues, on construit la plupart des immeubles que l'on voit aujourd’hui et qui, pour nous tous, sont les immeubles de Paris. Ce sont des bâtiments de six étages, aux murs blanc-jaune ou gris doux. Au premiers étages habitent alors les gens les plus riches, aux derniers, sous les toits, les serviteurs et aussi les étudiants pauvres. On fait entrer chevaux et voitures à cheval par une porte cochère. Une boutique à chaque, immeuble, ou presque, complète le tout. Ce qui fit dire à l’écrivain américain Henry James que Paris était "un énorme cité de vitrines". Sous Haussmann, on construit surtout l'ouest de Paris qui, depuis, est resté le quartier le plus riche de la capitale. Quant à l'est et au nord, ce sont les Quartiers de usines et des ateliers. Bien sûr, c'est aussi là que se trouvent les logements des ouvriers, mais ils sont bien différents des immeubles des beaux Quartiers. Paris est divisé depuis cette époque: les riches à l'ouest, les pauvres à l'est. Il faut aussi amuser les Parisiens, alors on pense aux promenades et aux plaisirs. C'est sous Napoléon III qu'on ouvre le bois de Boulogne et le bois de Vincennes. On construit l’Opéra, alors le plus grand du monde.

En 1870, la France est en guerre contre les Allemands et Paris est occupé. En 1871, les ennemis, à qui la France doit payer une énorme somme d'argent, sont partis. Mais Paris est malheureux. Une partie des ouvriers refuse de reconnaître le gouvernement bourgeois qui a perdu la guerre. Ils forment la Commune. Les Communards en colère brûlent l’Hôtel de Ville et le Palais des Tuileries. Cela finit mal pour les révoltés et l'ordre revient avec violence. On connaît mal les chiffres, mais, en quelques jours, l’armée aura tué trente mille Parisiens au moins. Après la Commune, on reconstruit tout l’Hôtel de Ville. Pour remercier le ciel de les avoir libérés des Allemands, les Parisiens décident d’élever une basilique en haut de la colline de Montmartre, ce sera le Sacré-Coeur. Paris reprend sa vie et son travail. En 1889, pour le centenaire de la Révolufion, on construit la tour Eiffel. C'est aussi de cette époque que datent le Grand Palais et le Petit Palais. Le siècle se termine en 1900 par l'ouverture du premier métro.

Au début du siècle, Paris est une ville belle et joyeuse. On danse dans les cafés au bord de la Seine, en se fait peindre par Revoir et ses amis, les peintres impressionnistes. C'est "la Belle Époque". Les expositions universelles, qui se suivent, sont l'occasion de construire de nouveaux palais et monuments. Mais bientôt arrive la guerre de 1914 - 1918, qui va transformer l'Europe. Plus tard, dans les années 20 et 30, Paris s'amuse à nouveau et se croit toujours la capitale du monde. En 1939, c'est encore la guerre contre les Allemands et Paris est occupé pendant quatre longues années. Pourtant si la ville connaît peu de démolitions, elle sort de la guerre avec beaucoup de problèmes. Il devient urgent de reloger, ou mieux de loger, certains de ses habitants, de faire un nouveau Paris.

Mais avant de découvrir les nouveaux visages de la ville, il faut d'abord apprendre ä se repérer et à se déplacer...

(Madeleine Waddington: Paris. Paris: Hachette 1994. S. 7 - 17)

 

Text 2
Rive Gauche et Rive Droîte

So ist Paris ein Kind der Seine oder des Doppelflusses der Seine und Marne; auch hat es ein Schiff im Wappen. Der Ursprung der Stadt ist die Flußinsel: dort ist die Stadt, la Cité, dort liegt Paris, das Individuum, von zwei Seiten nehmen es zwei andre Städte ein, beide allgemein, die Stadt der Gedanken und die Stadt des Gewerbes. Das Stadthaus, hart am Quai, der Insel gegenüber, gehört noch dem Kreise der Insel an, und aus den Fenstern der Cité konnte man die Köpfe der Unglücklichen fallen sehen, die der Henker auf dem Grêveplatze mit dem Schwert abhieb. Die Königswohnung, das Louvre, sieht auch noch, wenngleich dem rechten Ufer angehörig, auf das linke hinüber: so geht das erhaltende herrschende Band von jenem Flußkerne aus.

Das heutige Paris ist gleich merkwürdig, wie das des Mittelalters gegliedert. Alles gruppiert sich, gestaltet sich, wie ein Kristall. Die innere Bewegung moralischer Mächte verteilt die Häusermasse, ordnet diese Welt von Mauern und Dächern und bildet sie zu ihrem Körper. Auch hier zerfällt alles in eine Doppelmasse, Paris, die Hauptstadt Frankreichs, auf dem linken, Paris, die Hauptstadt der Welt, auf dem rechten Flußufer. Dort, jenseits der Seine, sind alle Anstalten, von denen aus Frankreich beherrscht, erleuchtet, erzogen wird, dort ist alles französisch und national. Dort sollen die Gräber und Denkmäler der Helden des Volkes zwischen den Säulen des Panthéon sich sammeln; dort pflegen verwundete Krieger ihr Alter im Invalidenpalast, dort sind die Schulen der Jugendbildung, die Rechtsschule, die Schule der Medizin, die Militärschule, die polytechnische Schule, die Sorbonne, das Collège de France, das anatomische Amphitheater, die Säle, wo über Botanik, über Mineralogie und alle Zweige der Naturwissenschaft gelesen wird, die Krankenhäuser, die Paläste der Pairs und der Deputierten, die fünf Akademien, die Münze, der Staatsrat und alle inneren Ministerien, das der Justiz, der öffentlichen Arbeiten, des Innern. Richten wir unsre Schritte in die gegenüberliegende Stadt, dann wird alles glänzend, ausländisch, reich, von dort aus tauscht Paris mit der Welt, empfängt alles Seltene und Reizende, sammelt es und entsendet aus. Dort auf den Boulevards begegnen uns nicht bloß Mohren und Mulatten und die Löwen in gelben Handschuhen, sondern wir stehen an der Türe des Palastes der auswärtigen Angelegenheiten, wo Herr Thiers den Orient und Neapel und den Königs- wechsel in Berlin und die Karte der ganzen Erde studiert; dort, in der Rivolistraße, wenden sich die Abgesandten von Martinique und Guadeloupe an den Seeminister; dort wohnt der Handel und spekuliert die Börse; die reichen Geldleute, universal eben durch ihr Geld und meist ausländischer Abkunft, wie Rothschild und Aquedo, öffnen dort an bestimmten Wochentagen ihre glänzenden Salons in der Rue Laffitte und der Chaussée d'Antin; die unzähligen Engländer, die immer nach Paris wandern, füllen dort beinahe eine ganze Stadtgegend; dort ist der ägyptische Obelisk und die Säule aus dem Erz deutscher Kanonen; dort ist das Königsschloß der Tuilerien und das große Museum des Louvre. Ein Eigentum der ganzen Menschheit und von Bedeutung für die Welt, wie die Schätze des Louvre, sind die der großen Bibliothek, während die kleineren öffentlichen Bibliotheken, wie die des Mazarin und die Ste. Geneviève, die nur das Inland benutzt, alle dem linken Ufer zufielen. Selbst die politischen Ideenspaltungen haben sich hier räumlich in Massen geschieden. Auf dem linken Ufer haben sich die rein nationalen Parteien, die altfranzösische im Faubourg St. Germain, die demokratische oder die Partei völliger Gleichheit, welche Idee allen romanischen Nationen tief innewohnt, im Quartier Latin niedergelassen. Die mittlere oder die gemäßigt konstitutionelle Partei, die nicht national, aber deshalb nicht die minder mächtige ist, denn die Richtung der modernen Geschichte geht auf Aufhebung alles national Besonderen, unterstützt den König, den Handel, das Gewerbe, die maßvolle Freiheit von allen den Stadtteilen aus, die die Seine nicht von den Tuilerien scheidet, und dort ist die wahre Heimat der Nationalgarde. Einzig und keiner andern Stadt angehörig ist der Zug der Boulevards, der die nördliche Hauptstadt von einem Ende bis zum andern, von der Bastille bis zur Madeleine quer durchschneidet, ein breiter und stolzer Strom von Wundern des Luxus, leuchtenden Gasflammen und geschmückten Frauen. Aus jenen Wällen, die Paris gegen die Welt schirmten und von ihr schieden, baute die Zeit, die überall Schranken umstürzt, einen hohen, glänzenden Weg, von dem die geistgebietende Stadt fern in die Welt sieht und von wo sie von ihr gesehen wird. Von allen Theatern ist nur ein einziges in der südlichen Stadt, das Odéon, und merkwürdigerweise war gerade dieses, solange es bestand, nationalem Ruhm geweiht, zur Verherrlichung der französischen Geschichte bestimmt: dort erschien der kleine Korporal auf der Bühne, sowie die Julirevolution, und alles, was in dem Herzen der Zuschauer an echt volkstümlichen Gefühlen wohnte, erwachte zu stürmischem Entzücken.

Es ist übrigens auffallend, daß gar keine eigentliche Verbindungsader von einer der beiden großen Stadthälften zur andern führt. Keine der großen Straßen mündet auf eine der Brücken: der Zug der Häuser, die Breite der Paläste läuft dem Flusse entlang, und wer vom Palais Royal kommt und sich nach einer der Brücken richtet, windet sich hier durch das Tor der Tuilerien, dort durch den Hof des Louvre, durch die engen Gäßchen um die Kirche St. Germain L'Auxerrois, ohne daß ihn das Gewühl in einem breiten Strombette nach dem jenseitigen Paris fortwälzte. Die Rue St. Honoré, eine der wichtigsten, wenn auch nicht schönsten Straßen, nimmt hier, wie alles übrige, eine dem Flusse parallele Richtung. So entschieden sind dieses und jenes Paris besondere Ganze.

Schon durch diese so organische Bildung ist Paris die herrlichste alle Städte, denn wenn auch bei allen übrigen ein inneres Leben Prinzip der Gestaltung ward, so ist die Organisation unvollkommen, nicht klar durchbrechend, oft gestört und unentwickelt. Paris aber ist gegliedert wie der menschliche Körper, hier hat es seinen Arm, dort sein Herz, dort sein Auge.

(Victor Hehn: Reisebilder aus Italien und Frankreich. Stuttgart: Cotta 1906. S. 352 - 355.)
 
 

Text 3
Der Bauch von Paris

Schon ein kurzer Blick auf die Landkarte macht augenfällig, dass Paris am Schnittpunkt mehrerer Straßen liegt und dass die Geographie der Wasserwege die Stadt begünstigt: die Yonne mit ihren flottierten Baumstämmen und ihren mit Fässern beladenen Schiffen; die Marne, deren tückische Strömung sich manchmal plötzlich beschleunigt (wie wird dieses Schiff bloß zwischen den Brückenpfeilern hindurchkommen?); die gemächliche Oise und schließlich die Seine, eine rätselhafte und träge Schlange, die aber immerhin das Meer erreicht. Ich weiß nicht, ob Lyon, trotz all seiner Vorzüge, in ähnlicher Weise durch den Zusammenfluss von Rhöne und Saöne begünstigt wurde.

Wie alle Städte ist Paris am Kreuzweg mehrerer Straßen erbaut worden: einer Nord-Süd-Achse (früher entsprach ihr die rue Saint-Jacques sowie als Verlängerung die rue Saint-Martin) und einer Ost-West-Achse, die auf dem »rechten Ufer« lag und sich in der rue Saint-Honoré materialisierte. Später wurden diese Achsen durch zwei weitere verdoppelt: den Boulevard Saint-Michel und den Boulevard Sébastopol einerseits und andererseits, im rechten Winkel dazu, die lange rue de Rivoli, deren Bau im Jahr 1800 begann. Entlang diesen alten und neuen Achsen und an ihren Schnittpunkten findet man noch heute die großen architektonischen Zeugnisse der Pariser Vergangenheit. Sie demonstrieren die frühzeitige Macht der Hauptstadt.

An diesem Schicksal hatte der Staat einen entscheidenden Anteil; er war die gute Fee, die alles beschleunigt und ermöglich hat. In Paris, der besonderen und privilegierten Stadt, strömt viel Geld zusammen, wird akkumullert, findet neue Verwendungen und wird unter hohem Aufwand ausgegeben. Es ist das ganze - vor allem das politische Geld des Reiches, das die Erfolge und Einnahmen der Stadt ausmacht. Auch weiß man in ganz Europa, dass man Wechsel auf Paris ausstellen muß, um in diesem Jahrhundert der Aufklärung an Bargeld zu kommen, ebenso sicher wie in Venedig.

Dieser Überschuss an Geld, dieser exzessive Parasitismus sind für französische Maßstäbe einzigartig. Aber im Grunde leben natürlich alle Städte vom überschüssigen Geld, und deshalb ist das Leben dort stets teurer als auf dem Land. [...]

Ebenso und stärker noch als andere Städte erweist sich Paris als Anziehungspol für Migrationswellen: Bettler, Vagabunden und Arme stürmen gleichsam die Stadt. Nichts kann sie aufhalten, noch nicht einmal die unglaubliche Brutalität der Pariser Polizei, die zahlenmäßig klein ist und auf die massenhafte Bettelei, die ganz plötzlich in die Kriminalität abrutschen kann, mit Panik reagiert. Dies ist die Hölle der Pariser Geschichte und vielleicht sogar ganz Frankreichs.

Paris ist auch - wie alle Städte - ständig mit sich selbst beschäftigt, was sich vielleicht am deutlichsten in der Absonderung der Stadtviertel zeigt. Es kommt zu einer Hierarchisierung des Raumes, zur Abdrängung der Handwerksbetriebe in die Viertel Faubourg Saint-Marcel und Faubourg Saint-Antoine, wo die Armen und Ärmsten hausen (bis zum Ende des Ersten Kaiserreichs beherbergt der Faubourg Saint-Antoine archaische Industrien, die von einem altertümlichen Handelskapitalismus kontrolliert werden). Und da die Stadt gleichzeitig dazu verurteilt ist, ungewöhnlich schnell zu wachsen - im gleichen Rhythmus wie der Staat - , sodass sie im 18. Jahrhundert zu einem Opfer der »Maurerei« wird, ergeben sich enorme Umwälzungen. Der Schwerpunkt verlagert sich allmählich nach Westen hin, wo für die Reichen sowohl auf dem rechten wie auf dem linken Seine-Ufer neue Stadtviertel entstehen, »mit besserer Luft und breiteren Straßen. Ab 1737 - I740 ermöglicht die Abdeckung der Kanalisation, welche die Seine verpestete, die Erschließung des Nordostens, nach Roule und Monceau hin. Nun investieren die Finanziers auch jenseits der Boulevards, und die rue de Provence, die rue d'Artois, die rue Chauvat, die rue Taitbout und die rue Laborde werden angelegt. Auf dem linken Ufer werden die Quais, der Invalidendom und die Militärakademie zu Ansatzpunkten für eine Ausdehnung der Stadt nach Gros-Caillou und Grenelle ... «
Ebenso wie der erfolgreiche aristokratische Westen dehnt sich auch der ärmere Osten aus und empfängt so gut er kann einen ständigen Zustrom von Einwanderern. Diese Neuankömmlinge schließen sich ihrer regionalen Herkunft entsprechend zusammen und bilden jeweils eigene Gemeinschaften. [...]

Die einzelnen Stadtviertel bilden also gleichsam Dörfer, die innerhalb der Großstadt nebeneinander existieren; dabei treffen verschiedene Regionen und »Länder« aufeinander. Vor den großen Neubauten der Jahre 1960 - 1970 war es immer noch üblich, dass sich in bestimmten Straßen von Paris z. B. die Bretonen, die Auvergnaten, die Savoyarden usw. trafen. Diese Spuren sind bis heute nicht ganz verwischt.

Auch das flache Land der näheren und weiteren Umgebung kann sich dem Einfluss der riesigen Stadt, die eine Aufwertung des Grund und Bodens bewirkt, nicht entziehen. Dies erklärt den Aufschwung von Montreuil mit seinen Obstgärten oder die Präsenz von einträglichen Weinbergen sowohl in Romainville als auch an den Hängen von Suresnes oder Ivry. [...] Überall in der Pariser Umgebung, wo der Boden und die Sonnenbestrahlung es nur irgendwie zulassen, wird Wein angebaut. Diese Vorstadt-Weinberge sind vermutlich die größten Frankreichs. jedenfalls die mit den höchsten Erträgen pro Hektar, denn nach einer Statistik von 1817 sind sie noch ergiebiger als die besten Weine der Bourgogne, der Champagne oder von Bordeaux. [...] Diese Anomalie wird aber erst durch die Großstadt geschaffen. Denn fließt nicht in den Kneipen der Vororte sogar der Tresterwein in Strömen, weil hier nicht die in Paris geltenden Zölle erhoben werden?

Jeder Reisende, der sich Paris nähert, bemerkt die allmähliche Veränderung der Landschaft. Dies gilt auch für zwei Holländer, die im Dezember 1656 soeben Beaumont-sur-Oise verlassen haben: »Am Ausgang dieser kleinen Stadt«, heißt es in ihrem Tagebuch, »begannen wir festzustellen, dass wir uns Paris annäherten, denn das Land war übersät mit vielen schönen Häusern. Die Dörfer, die wir durchquerten, waren besser gebaut als die, welche wir bisher gesehen hatten: Ganz zu Recht nennt man sie die Zitzen dieser Stadt: denn aus ihnen bezieht sie einen großen Teil ihrer Lebensmittel.« [...]

All dies hängt mit dem »Bauch von Paris« zusammen. Um leben und essen zu können, mußte die Hauptstadt ihre ländliche Umgebung organisieren. Guy Fourquin schreibt: »Die wirtschaftliche Vorherrschaft von Paris in einem Radius von 40 bis 50 Kilometern, was ungefähr einem Tagesritt entspricht, ist bereits in dem Jahrhundert vor Ausbruch des Hundertjährigen Krieges eine vollendete Tatsache.« Schon sehr früh breiteten sich die Ländereien der Pariser Mönchsorden aus und überzogen die Umgebung mit Schlössern und Landhäusern. Hinzu kamen die Investitionen der Stadtbürger, für die das Land sowohl Einkünfte als auch Prestige bedeutete. Im 17. Jahrhundert führten diese Landkäufe in der Pariser Umgebung zur Bildung großer Landgüter. Vermutlich sind sich alle Städte darin ähnlich.

Was Paris jedoch unterscheidet, ist der ungewöhnlich große Bedarf einer Gesellschaft, die durch den Luxus des königlichen Hofes geblendet wird: Sie will ihn kopieren. Gegen 1700 begnügt sich Paris bereits nicht mehr damit, in der Nähe riesige Weinmengen sowie »Gemüse und Kräuter im Überfluss« zu haben; sie will darüber hinaus auch noch »Feigen, Granatäpfel, Orangen, Zitronen sowie medizinische Kräuter und Blumen aller Art hervorbringen ... Die Gärtner der Umgebung ... verfügen über die Kunst, noch mitten im kältesten Winter Spargel, Artischocken, Kopfsalat und ähnliche Dinge zu konservieren, die sich anderswo nur im Sommer finden. « Es gibt bereits Gewächshäuser. Und in geschützten Gärten - wie z. B. dem Marais, bevor man es im 17. Jahrhundert in ein aristokratisches Stadtviertel verwandelt - wird Frühobst angebaut.

Sobald man die städtischen Zollschranken (barrières) überschreitet, stößt man auf Felder, Äcker, Obstgärten, Dörfer und Bauern. [...] In all diesen Beschreibungen lässt sich leicht der erste Versorgungsring [...] erkennen, der eine Stadt täglich mit Lebensmitteln für ihre Märkte versieht. Im Falle von Paris ist dieser Ring entsprechend der Größe der Bevölkerung besonders breit.

Aber wie sehen bei dieser ungewöhnlichen Stadt die übrigen Ringe aus, aus denen sie Getreide, Fleisch, Holz usw. bezieht? Genauso wie anderswo auch, würde ich sagen, nur dass hier aus einem Ring von Marktflecken ein Ring von Städten wird.

In einem unveröffentlichten Dokument aus dem 18. Jahrhundert wird z. B. einer dieser erweiterten Ringe skizziert, der von Pontoise über Mantes, Montfort, Dreux, Melun, Nemours, Meaux, Rozayen-Brie, Coulommiers, Provins, Nogent, Montereau, Sens und Joigny bis nach Saint-Florentin reicht. jede Stadt auf dieser Linie ist - mehr oder weniger - an der Versorgung von Paris beteiligt, indem sie entweder Holz oder Heu, Vieh oder Holzkohle oder Hafer oder Menschen und vor allem Weizen in die Hauptstadt bringt. Man muss aber noch viel weiter gehen, um die Grenzen des »Pariser Rings« zu überschreiten. Er reicht nämlich bis zu einigen größeren bzw. mittelgroßen Städten wie Orléans, Troyes, Châlons-sur-Marne (oder vielmehr Vitry-le-François, ein wichtiges Sammelzentrum für das Getreide aus dem Barrois und aus Lothringen, das von hier aus per Schiff auf der Marne nach Paris wandert), Reims, Compiègne, Amiens, Rouen und Chartres. Jenseits oder diesseits dieser Grenze (deren genauer Verlauf sich natürlich mit der Zeit verändert) lässt der Pariser Einfluss nach. Eine Ausnahme bilden allenfalls das Schlachtvieh und das Milchvieh, bei dem es sich um eine ideale Ware handelt, weil sie sich von selbst bewegt.

Welch enger Zusammenhang zwischen Paris und diesem Städtekranz besteht, zeigt unter anderem eine relativ lange Episode: die Belagerungen von Paris am Ende der Religionskriege (1562 - 1598). Denn während dieser Zeit profitieren die »zweitrangigen« Städte vom Unglück und der Paralysierung der Hauptstadt: Sie dienen als Zufluchtsstätten für arbeitslose Handwerker, für Kaufleute und sogar für wohlhabende Bürger, die vor den Zumutungen und Gefahren der Belagerung geflohen sind. Und stammt nicht auch ein Großteil der Pariser Zuwanderer, vor allem der Dienstboten?Bevölkerung aus dem durch diesen Städtering umrissenen Gebiet? Auf dem Weg zur Hauptstadt dienen vor allem zwei Städte als Relaisstationen: Versailles im Westen und Troyes im Osten (vor allem für die Zuwanderer aus Lothringen, Burgund und der Champagne).

Die materielle Diktatur von Paris konzentriert sich also im Großen und Ganzen auf das Pariser Becken - zwischen Ärmelkanal und Loire -, d. h. auf die Picardie, Lothringen und die Normandie, bis hin zu den Ausläufern des armorikanischen Massivs. Diesen weiten Raum hat sich Paris vollständig unterworfen, so dass hier die Städte nicht den gleichen Aufschwung erleben, den sie möglicherweise unter freieren Bedingungen gehabt hätten.

Natürlich bedeutet das nicht, dass der Einfluss von Paris auf diese große Zone beschränkt bleibt. Aber in ihr ist das materielle Leben der Hauptstadt verankert. Ansonsten überschreitet deren vielfältige politische und kulturelle Ausstrahlung im weitesten Sinne natürlich ständig diese gezogenen Grenzen. Jahrhunderte lang hat Paris das Gesamtschicksal Frankreichs geprägt, verändert, beeinflusst und auch gefährdet.

(Fernand Braudel: Frankreich. Bd. 1: Raum und Geschichte. Frankfurt a. M.: Büchergilde Gutenberg o. J. S. 256 - 263.) 


 
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