Thomas Gransow
Sibylle Witting
 

Paris und Versailles
 

L'Arc de Triomphe de l'Étoile



 
 

Text 1
L’Arc de Triomphe de l’Etoile

L’ Arc de Triomphe de l’Etoile est un monument de l'époque napoléonienne. En effet, Napoléon admirait tout ce qui touche à la Rome ancienne. Les Romains construisaient des arcs après leurs victoires, Napoléon va faire comme eux et l'Arc de triomphe est un arc romain, à la française. Commencé en 1806, il n'est terminé que trente années plus tard. Entre-temps, Napoléon a été battu par ses ennemis et remplacé. Mais il a sa revanche. En effet, le premier événement de l'histoire de l'Arc de triomphe a lieu en 1840, par un jour froid d'hiver. Il neige et pourtant des milliers de Parisiens sont venus. On ramène le corps de Napoléon qui est mort à Saint-Hélène, prisonnier des Anglais. Le cercueil, après avoir été exposé sous l'Arc, descend l'avenue des Champs-Élysées, tiré par seize chevaux. Les vieux soldats de l'Empereur sont tous là, marchant en silence sous la neige. Depuis ce jour de 1840, l'Arc de triomphe célèbre les grands événements historiques de la France. Quarante- cinq ans plus tard, absolument tout Paris regarde l'immense procession qui descend l'avenue, on enterre le poète de Paris: Victor Hugo.

Pourtant l'Arc et l'avenue ont eu aussi des heures terribles, comme ce jour où les armées de Hitler descendent les Champs-Élysées depuis l'Arc. Ensuite, il y a les glorieux défilés de la libération en 1944 et, en 1989, les téléspectateurs du monde entier ont vu les fêtes du bicentenaire le long des Champs-Élysées. Chaque 14 juillet, la foule vient regarder le défilé militaire qui descend l'avenue tandis que les avions français passent au-dessus de l'Arc.

L'Arc de triomphe a donc ét construit pour célébrer les victoires de l’armée de Napoléon: la Grande Armée. En haut de sa colline, il est encore plus solide et plus grand que nature. Sur les piliers, on lit des noms de victoires et ceux de cinq cent cinquante-huit généraux. Sur l'Arc, il y a des statues de Rude, splendides de vie et de mouvement, presque effrayantes dans leur volonté tendue, comme "la Patrie" (plutôt connue sous le nom de "la Marseillaise"), qui représente une femme ailée conduisant les soldats.

Sous l'Arc de triomphe se trouve le tombeau du Soldat inconnu. Il renferme le corps d'un soldat dont on ne sait pas le nom - il y en eut beaucoup que l'on ne pouvait reconnaître -, tue pendant la guerre de 1914 - 1918. Pour que la France se souvienne, une flamme brûle continuellement sur cette tombe.

(Madeleine Waddington: Paris. Paris: Hachette 1994. S. 52 - 54.)
 
 

Abb. 1
Lageskizze

 Lageskizze zu den Reliefs am Arc de Triomphe de l’Étoile.
In: Jack-Harry Back u. a.: Paris mit Ile de France. 15. Aufl. München: Polyglott 1984. S. 88.


Text 2
Bauskulptur



A: "Auszug der Freiwilligen 1792", auch unter dem Namen "La Marseillaise" bekannt, von François Rude

B. "Triumph Napoleons nach dem Frieden von 1810", von J.-P. Cortot.

C. "Das Begräbnis des Generals Marceau 1796", von P. H. Lamaire.

D: "Die Schlacht von Aboukir 1799", von B. G. Seurre.

E: "Die Schlacht von Jemappes 1792" von Marochetti.

F: "Der Widerstand von 1814", von A. Etex.

G: "Der Frieden von 1815", auch von A. Etex.

H: "Übergang über die Brücke bei Arcole 1796", von J. J. Feuchère.

I: "Die Einnahme von Alexa5drien 1798", von J. E. Chaponniere.

J: "Die Schlacht von Austerlitz 1805", von Gechter und Chaillot.

(Jack-Harry Back u. a.: Paris mit Ile de France. 15. Aufl. München: Polyglott 1984. S. 88.)
 
 

Text 3
François Rude: Auszug der Freiwilligen

Diese Plastik [...] vertritt die romantische Bewegung der ersten Jahrhunderthälfte, die sich in Frankreich weit mehr als in Deutschland im Gegensatz zur klassizistischen sah, so daß zwei sich scharf bekämpfende Parteien entstanden. [...] Das für Frankreich und Europa bedeutsam historische Ereignis des Volksaufbruchs von 1792 zur Verteidigung der Revolution gegen die reaktionären Mächte wird nicht realistisch, sondern dem symbolisch geschildert. Es sind römisch-gallische Krieger, die sich erheben und von der geflügelten Frauengestalt, die über ihnen schwebt und die Personifikation Frankreichs darstellt, zum Siege geführt werden. Diese doppelte Bezugnahme auf Rom und Gallien weist auf die stolze Herkunft der Franzosen aus der Antike und dem Keltentum hin und will besagen, daß allein Frankreich die Erbschaft Roms in Europa angetreten hat. Patriotisch-historische Gedanken dienen der Versinnbildlichung eines politischen Ereignisses der jüngsten Vergangenheit. Alles daran ist neu: die Idee der Nation als Staat und der damit verbundene Patriotismus, die Idee der Berufung auf die Geschichte, die Idee der Darstellung eines politisch-historischen Geschehens überhaupt. Die Entstehung aus Ideen, die dem Bereich des Geistigen angehören, verbindet diese Kunst im letzten Grunde mit der des Klassizismus, wenn die Form auch eine völlig andere zu sein scheint.

Sie ist pathetisch bewegt, statt gemessen, sie vereinzelt nicht, sondern schließt die Vielzahl der Figuren und Gegenstände zu einem schier unentwirrbaren Ganzen zusammen. Das alles wäre aber doch barock, und man müßte fragen, wo da der Unterschied zu Bernini oder Puget oder Schlüter liegt. Er liegt in derselben Entsinnlichung, die beim Klassizismus festgestellt werden konnte. Die Gestalten sind zwar realistisch in ihrer äußeren Form, aber zutiefst unlebendig in ihrer inneren Organik. Sie bewegen sich nicht aus in ihnen wirksamen Naturkräften heraus, sondern sie posieren. Sie stellen sich nicht selbst dar als Menschen von Fleisch und Blut. So naturähnlich sie auch wirken, betrachtet man sie genauer, wird man feststellen, daß sie keine atmende Haut haben, daß die Gelenke knirschen würden, wollte man sie bewegen, daß sie Masken statt Gesichter tragen, daß sie buchstäblich "gestellt" sind. [...]

Was für das einzelne gilt, gilt auch für das Ganze. Es sieht so aus, als ob es wirklich sein könnte, ist es aber nicht. Es ist kein Raum vorhanden, in dem die Masse sich zu entfalten vermag, sie klebt zusammen. Die Frauenfigur Frankreichs fliegt nicht, wie Barockengel etwa zu fliegen imstande waren, sondern sie liegt posierend auf einer festen Unterlage, man sieht das Modell, nach dem sie gemacht ist. Nicht also die organische Natur verleiht dem Werk Leben, das doch vorhanden ist, auch nicht die pathetische Bewegtheit, sondern die Idee, das Geistige. In ihm schließt sich alles "richtig" zusammen, weil es echt und lebendig ist, weil die Gedanken der Revolution, des Staates, der Menschheit vom Feuer wahren Geistes belebt sind. Wie bezeichnend ist es doch, daß wir nur von abstrakten Dingen sprechen können! Im Barock war der Staat der Fürst, eine konkrete leibhafte Person; die Menschheit gab es nicht, sondern nur einzelne Menschen, die in ganz konkreten Gesellschaftsschichten zusammengefaßt waren. Für Abstrakta aber, die rein geistiger Natur sind, mußte die leibhafte Wirklichkeit verwandelt werden, wie es Rude getan hat. [...] Erfolgte dies nicht, dann entstand bestenfalls ein nüchterner Realismus, der noch gute Bildnisbüsten zu schaffen vermochte, bei großen Denkmälern aber, wenn er ehrlich blieb, versagte. 

(Fritz Baumgart: Geschichte der abendländischen Plastik. Köln: DuMont 1957. S. 295f.)


 
 
Abb. 2
Le Départ des Volontaires de 1792, dit La Marseillaise
par François Rude (1784 - 1855)
Plâtre H. 2,16 - L. 1,34 m



 

Le sculpteur dijonnais François Rude est associé au programme du décor sculpté de l'Arc de Triomphe de l'Étoile à Paris, de 1832 à 1836. Son iconographie fut définie par Louis-Philippe qui avait souhaité rappeler les victoires de la République et de l'époque napo-léonienne. C'est pour l'un des pieds-droits de ce monument, édifié d'après les plans d'Antoine Chalgrin, que Rude exécute ce haut?relief sur le thème du départ des Volontaires de 1792, plus communément intitulé «La Marseillaise». De nombreuses études dessinées et modelées, qui montrent que Rude modifia son projet à plusieurs reprises, sont le fruit de trois années de travail. Sur cette maquette originale en plâtre, se lit la transposition à l'antique d'un événement de l'épopée révolutionnaire. Le Génie de la Liberté, les ailes déployées, entraîne de la voix et du geste les volontaires de tous àges appelés à la défense des frontières, dans une composition dynamique et équilibrée.

Les souvenirs classiques (le traitement de l'anatomie, les drapés, les cuirasses et les armes ... ) s'allient à un nouveau souffle romantique (gestes véhéments, expressions marquées des visages, mouvements ... ), plus accentué encore dans la réalisation finale. Déjà remarqué au Salon de 1831 pour son Petit pêcheur napolitain, La Marseillaise consacre enfin la renommée de cet ancien élève de l'Ecole de dessin de Dijon, fixé définitivement à Paris en 1827, après plusieurs années d'exil sous le règne des Bourbon.

(Catherine Gras : Le Musée des Beaux-Arts de Dijon. Guide des collections permanents. Dijon : ADAGP 1999. S. 44.)
 
 

Abb. 2
Le Départ des Volontaires de 1792, dit La Marseillaise
par François Rude (1784 - 1855)
Haut-relief H. 5,85 m



 

Le haut-relief représente le génie de la Liberté sous la figure d'une femme ailée poussant un cri d'alerte face à l'invasion ennemie. Elle invite le peuple au combat en brandissant son épée. Sous cette figure, un guerrier barbu cuirassé entraîne par l'épaule un jeune homme nu, tout en agitant son casque en signe de départ et de rassemblement. Il semble rester sourd aux conseils qu'un vieillard barbu, placé à l'arrièreplan, parait lui donner. À droite, un autre guerrier, portant un bouclier et drapé dans un manteau, s'apprête à suivre ses compagnons. À gauche, un soldat courbé tend son arc. Derrière lui, un homme casqué sonne de la trompette. Un dernier soldat retient par la bride un cheval hennissant. Rude illustre un événement essentiel de l'histoire révolutionnaire: la conscription de 1792, c'est-à-dire la levée en masse de 200 000 hommes ordonnée par l'Assemblée législative a fin d'organiser la défense de la France face aux armées étrangères qui s'étaient coalisées contre les révolutionnaires. Cette conscription massive avait permis la premiere, victoire de la Révolution contre une puissance étrangère: la victoire sur la Prusse à Valmy (20 septembre 1792). Une seconde bataille mémorable fut remportée peu après par les armées révolutionnaires, à Jemmapes, contre l'Autriche (6 novembre 1792). La nation s'était unifiée face à l'ennemi; il était donc naturel de célébrer la conscription dans un monument qui se voulait national. S'il représente un événement de l'histoire de France, Rude traite son sujet de manière allégorique: il n'emploie pas de costume d'époque ni d'armes contemporaines de la Révolution. Au contraire, le haut-relief cherche à atteindre une dimension universelle et à symboliser la lutte d'un peuple, quel qu'il soit, pour défendre son sol.

(Domonique Fernandes : L’arc de triomphe de l’Étoile. Paris : Éditions du patrimoine 2000. S. 29f.)


 
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